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La mitrailleuse OPL 1923
La mitrailleuse OPL "modèle 1923" était destinée à l'entrainement des pilotes de l'aviation au tir. Le terme "mitrailleuse" n'est en fait pas très approprié
puisqu'il s'agit d'un appareil photographique fonctionnant avec du film 120 commandé à distance.
Elle était montée fixe ou en remplacement d'une mitrailleuse mobile et son déclenchement par un boîtier intercalé sur la commande de tir
de l'avion permettait d'évaluer la dextérité du mitrailleur ou du pilote.
Chaque mitrailleuse peut être utilisée en montage fixe pour un avion tirant dans son axe ou jumelée à une mitrailleuse Lewis pour les avions équipés d'une tourelle mobile. A cet effet
de nombreuses pièces de fixation et de réglage composent l'ensemble. Une liste mentionnant le numéro de la mitrailleuse permet de vérifier la présence de tous les éléments.
La mitrailleuse est rangée dans une caisse en bois peinte de couleur vert kaki.La construction est robuste et de dimensions conséquentes: 51 x 23 x 23. Le port se fait par une poignée métallique et la fermeture est assurée par deux verrous. Monsieur Princelle mentionne dans Foca Historica la présence d'inscriptions au pochoir: elles existent bien sur mon exemplaire mais sont illisibles.
L'ensemble est identifié sur le couvercle par une plaque vissée mentionnant le type de matériel, le constructeur et le numéro de la
mitrailleuse. Mon exemplaire porte le numéro 2684 ce qui est à ma connaissance le plus haut numéro recensé (les numéros connus dans FOCAgraphie 2006 étant compris entre
2608 et 2675). Le plus petit numéro, apparu dernièrement, est le n°2591 (Coll. R. Mark). S'agissant de matériel militaire ayant subit une guerre, il est fort probable que de nombreux exemplaires ont été détruits comme les consignes l'exigent en cas de risque de
prise par l'ennemi.
L'aménagement intérieur est composé de cales en bois recouvertes de feutre aux
points de frottement. Chaque pièce possède son emplacement et malgré le nombre des années aucune absence n'est à déplorer
Le télémètre OPL em 34 n°658
Ce télémètre em 34 a une base de 70cm. Il est tenu en position par un trépied repliable. Cet appareil a été repeint. Il subsiste sous le vert la couleur sable qui devait
être la précédente livrée de cet appareil.
Le télémètre OPL stéréoscopique de 2 mètres modèle 1945
Cette pièce est une version plus perfectionée du télémètre em34. Sa base de 2 mètre est imposante et la visée est stéréoscopique. Les collimateurs sont lumineux et un boîtier
à rhéostat permet de régler l'éclairage. Ce modèle est dans sa housse de toile et sa caisse de transport qui contient aussi la mire de réglage et des pare-soleil.
Le pied du télémètre est aussi une pièce spectaculaire: il est dans dans une caisse de transport qui contient aussi un boîtier électrique à pile et rhéostat,
un cable qui doit servir à mesurer la distance entre le télémètre et la mire ainsi qu'une boîte renfermant les cables de connexion,
des ampoules de rechange et un pinceau de nettoyage. Le pied et le fil étalon portent leurs propres numéros de série. On peut remarquer que les accessoires sont identifiés comme étant du modèle 1934. Le modèle
1945 étant peut être issu de la mise à niveau du type 1934.
Le télémètre OPL/APX 59/22
Cet appareil est visiblement de construction plus récente. Sa dénomination comporte probablement son année de mise en service qui serait donc 1959.
La collaboration avec les Ateliers de Puteaux préfigure bien les regroupements et fusions qui vont se produirent dans l'industrie de
l'armement française. Ce petit télémètre est dépourvu de pied et s'utilise à main levée, grace à ses deux poignées rabattables. Contrairement à ce que pourrait laisser penser la
forme de l'oculaire, il ne s'agit pas d'un modèle stéréoscopique. Les Ateliers de Puteaux qui étaient spécialisés dans les lunettes de fusil ont réalisé la partie viseur tandis que l'OPL devait être
en charge de la partie télémètre. On obtient donc un appareil fonctionnant comme un ancien Leica: un oculaire pour viser et un autre pour mesurer la distance. La molette de télémètre est placée
à l'arrière de la poignée droite et se manoeuvre donc avec le pouce droit.
Lunette IRIS 2 X 60
Cette lunette d'observation est complète dans sa mallette. On remarque qu'OPL n'hésitait pas à recycler certaines pièces de ses
matériels photographiques car le soufflet caoutchouc de l'oculaire de visée est le même que celui des chambres reflex droites Microfoca.
La loupe OPL
Je ne connais pas l'origine de cette loupe. On peut observer que son corps est le même que la loupe de visée de la chambre
réflex Microfoca. Seule la base est différente. Elle est gravée OPL et porte le numéro 111.
Lunette d'alignement 5x20
Cette curieuse pièce est de petite taille (140mm repliée) mais pèse un poids de 630g. Le tube rentrant est doté d'une double graduation: une échelle en centimètres de 0 à 10 et une autre échelle de +2 à -3, on trouve le signe "infini" à la place du 0 sur cette échelle. On remarque le réticule dont le rectangle n'est pas centré. Cette pièce est restée longtemps pour moi un mystère jusqu'à ce qu'un ancien diplomé de Fresnel,ayant effectué un stage à la Sopelem, m'apporte ses connaissances sur cette lunette de réglage de jumelle: "le réticule carré est fonction de la tolérance du défaut de parallélisme des corps des jumelles. Ce défaut de convergence est différent haut/bas (très sévère) alors que strabisme convergent/divergent l'est moins, d'où un rectangle et non un rond et le décentrement vers le "centre"/nez. L'échelle est gradué en dioptries pour l'ajustement des oculaires réglables. C'est lourd simplement parce que c'est un outils dont on ne veut pas la déformation (montage dans des "colliers" à 3 vis) ni la dilatation (l'aluminium se dilate deux fois plus que l'acier)" Je remercie donc Mr Amans pour ses précieuses informations.
Lunette binoculaire
Cette lunette dans son coffret est de construction légère. Elle est dotée d'un système de fixation qui ne correspond visiblement pas à un usage scientifique classique. Il doit plus probablement
s'agir d'une pièce à monter sur une machine industrielle par exemple. Cette lunette ne porte pas de numéro. Deux oculaires X6 et X8 sont fournis avec.
La chambre claire
Chambre claire n°3
Coll. JP Pibouleau
Cet accessoire permettait de reproduire en dessin à main levée une image observée par microscopie. Le principe de fonctionnement
de cet appareil utilise une semi-argenture comme les télémètres des appareils FOCA. Cette première version de la chambre claire
présente un espect noir. Le coffret intérieur velours brun est de petite dimension.
Chambre claire n°667
Autre modèle d'aspect plus moderne. L'appareil est présenté dans un coffret intérieur velours bleu.
Les parties non chromées sont de couleur vert clair. Blason OPL gravé sur le dos du miroir.
Chambre claire n°963
Cet exemplaire présente la particularité d'avoir la gravure "Made in France" sur le dos du miroir en plus du blason OPL. Même couleur que la version précédente.
Chambre claire n°1361
Cet exemplaire plus récent est aussi plus complet. Une deuxième monture pour microscope ainsi qu'une bonnette pour ne pas avoir à faire l'accommodation sont incluses dans le coffret. La peinture
est différente et le sigle Foca n'est pas peint.
Chambre claire n°1700
Cette chambre claire plus récente est de conception différente: la monture présente beaucoup plus de possibilités d'adaptation grace
aux bagues de différents diamètres. La hauteur de la monture est aussi ajustable. Le coffret prend par la même occasion quelques centimètres de plus en hauteur
et la plaque OPL est d'un modèle différent.
Le microscope métallographique
Cette imposante pièce OPL fait partie des réalisations "civiles" à destination de l'industrie. Les possibilités de cet appareil étant
particulièrement nombreuses, la lecture du mode d'emploi s'impose pour comprendre son fonctionnement.
Le microscope est équipé ici du PF3 n°404506 monté sur une adaptation pour appareil FOCA 36mm. Il était aussi possible d'utiliser
un autre adaptateur pour plan film 6x9 ou d'obturer l'orifice par une plaque spéciale.
Les accessoires (Coll. R. Mark)
Le microduromètre (modèle présenté: n° 11) est un accessoire utilisé dans l'étude des métaux.
Il permettait de laisser une empreinte pyramidale sous une pression connue sur la surface métallique à examiner puis par mesure de la diagonale de l'impact de déterminer la dureté du métal.
Différents accessoires permettaient des éclairages ou mesures spécifiques: accessoire de contraste de phase (n°22), illuminateur de macrophotographie n°19 ou illuminateur polarisant n°88.
Le posemètre FOCA à coïncidence n°031 (curieusement, il ne porte pas la marque OPL) s'utilisait sur le dépoli du micrscope Universel OPL.
Réfractomètre n°1576
Le réfractomètre universel OPL permet de mesurer l'indice de réfraction de liquides ou solides transparents ou opaques et donne une valeur approchée de
la dispersion. L'instrument est logé dans un coffret portant une plaque OPL qui est muni à l'intérieur de cases de rangement pour ses accessoires: thermomètre, lamelles de verres, outil de réglage
et deux flacons de solution. Cet exemplaire porte son numéro gravé dans le corps entre les deux oculaires alors que sur les modèles plus anciens, le numéro se trouvait sur une plaque rapportée sur la droite
de l'appareil. Une copie de la notice est visible sur le site de Mr Weber.
Réfractomètre n°455
Ce petit réfractomètre à main était probablement destiné à la viticulture. Ce modèle est fréquent en finition aluminium. On le trouve souvent dans un petit coffret
de bois. Cet exemplaire possède une gamme de mesure comprise entre 40 et 80%
Réfractomètre n°241
Version différente du même réfractomètre, cette fois-ci en bleu et dans une gamme de mesure entre 0 et 45%. Cet exemplaire, complet, est dans son classique coffret bois et
possède son capuchon de protection anodisé dans la même couleur bleue.
Loupes binoculaires OPL
Loupe binoculaire n°203 (collection R Mark) Cette loupe binoculaire est encore dans son coffret de transport en bois. Il semble par contre manquer le porte lames. La construction semble ancienne
car en fonte d'acier.
Loupe binoculaire n°314 (collection R Mark) Cet exemplaire est visiblement de fabrication plus récente. La plaque OPL est nettement différente de la version classique.
La photographie endo-gastrique
La muqueuse de l'estomac, exposée en permanence à des sécrétions acides, peut présenter des lésions diverses allant de l'ulcération à la lésion cancéreuse.
Depuis les débuts de la photographie, l'idée d'utiliser cette technique pour explorer l'estomac a été mise en oeuvre. Les premiers essais remontent ainsi à
1898: à cette époque, une petite caméra fixée sur un tube caoutchouc permit d'effectuer les premiers pas. Ce principe, repris en 1929 par des auteurs viennois, puis par les français Porcher, Garin et Bernay,
a été développé aux USA sous le nom de "Gastrophotor" pour ensuite apparaitre à la fin des années 50 au Japon sous le nom de "Gastro-camera".
Il avait comme gros défaut de prendre des photos à l'aveugle et donc de ne pas choisir la zone d'examen avec précision. La qualité de prise de vue était par contre en général très bonne.Vers 1931, des photographies furent prises au travers d'un gastroscope, permettant ainsi de contrôler la zone de prise de vue. Les premiers appareils rigides, dangereux, furent ensuite remplacés par des appareils flexibles utilisant plusieurs lentilles. Cette technique avait comme limite l'éclairage de la cavité de l'estomac: le dispositif optique devait permettre une bonne transmission de l'image et l'éclairage, au début par lampe survoltée, imposait des temps de pose assez longs et l'emploi de films noir et blanc.
Le Gastroscope
(Coll. JP Pibouleau)
Conçu en 1954, le Gastroscope est le précurseur direct du Gastrophot: il est alors dénomé Gastroflex 54. Le coffret comprend l'endoscope muni de sa poignée.
Il y a une poire de gonflage de ballonnets ainsi qu'une alimentation électrique de l'éclairage. L'endoscope comprend 52 éléments optiques dont un prisme de toit et
la partie flexible contient 34 éléments. Le grossissement est de 1 à 40mm de distance et le diamètre de l'anneau oculaire est de 3mm.
L'oculaire est réglable de -10 à +10 dioptries. L'appareil mesure 770mm avec son porte lampe et la partie souple mesure 390mm.
Le diamètre de la partie souple est de 11mm tandis que celui de la partie rigide est de 8.5mm. Le Gastroflex ne comporte qu'un fil d'alimentation de la lampe d'observation.
Le principe de cet appareil sera le même pour le Gastrophot.
Le Gastrophot
Ce petit appareil photographique produit sous la marque OPL avait pour fonction de photographier l'estomac lors d'explorations endoscopiques. Ce matériel, conçu par OPL sous les indications
du Pr C Bebray et du Dr P Housset,
a été décrit dans la revue Focagraphie n°31 de janvier 1957 (voir pages Focagraphie) ainsi que dans Photo-Ciné-Revue de septembre 1957 et de manière
très complète dans le "Traité pratique de photographie et de cinématographie médicales" de JM Dubois de Montrynaud, Y Bruneau et J Jomain d'Avril 1960 aux éditions Paul Montel.
Le Gastroscope photographique diffère du Gastroflex 54 par l'ajout d'une lampe éclair pour photographie. La longueur de l'appareil augmente de 15mm à cette occasion et l'endoscope contient un deuxième fil d'alimentation pour la lampe éclair. La construction est très légère car le corps de l'appareil est en aluminium anodisé brillant. Cette finition sans gainage permet un nettoyage soigneux et une décontamination de l'appareil. Le boîtier est utilisé couplé au Gastroscope ainsi qu'à une alimentation secteur délivrant des impulsions à 180 volts de 24, 32 ou 48 joules selon le réglage des interrupteurs. Les câbles sont blindés et l'ensemble relié à la terre pour protéger le patient et le manipulateur.
Le mécanisme semble simplifié, l'avancement n'est pas couplé à l'armement et se fait grâce aux perforations du film par la
roue à picots. L'obturation se fait à vitesse unique, environ 1/25ème de seconde, par rotation du miroir de visée réflex. C'est la rotation du miroir qui établit les contacts pour le déclenchement de la lampe éclair (photo Gastrophot n°94, coll A Saudax).
La durée de l'éclair, selon les sources serait de 1/500ème ou 1/800ème de seconde.
Le film utilisé dans l'appareil est du film Kodachrome 35mm type lumière du jour permettant de prendre 30 vues de diamètre 6.5mm sur un film 24x36 de 20 vues.
Gastrophot n°26
Ce boîtier n°26 possède son objectif, son bouchon d'objectif et son cordon d'alimentation. On remarque que le bouton de rembobinage est une pièce commune
avec les appareils Foca à rideaux à l'exception de la flêche indiquant le sens de
rembobinage qui est absente sur ce modèle. Le capot du viseur, constitué d'une seule pièce, porte la gravure "France" en plus du numéro de série et du blason OPL.
Gastrophot n°141
Le corps du boîtier est identique mais la bouton de rembobinage est cette fois exactement celui des appareils Foca.
Le capot du viseur est différent et comporte une trappe se dévissant par les 4 vis. Il porte de plus la gravure "fabriqué en France"
Les différences entre les appareils n°26 et 141.
On remarquera: la gravure "fabriqué en France" ou "France", la flèche sur le bouton de rembobinage, la conception du capot et l'objectif dont la fabrication semble légèrement différente.
Gastrophot Achromat
(Coll. A Saudax)
Ce curieux Gastrophot (nous l'appellerons ainsi à cause de sa parenté évidente avec les autres appareils) n'était peut être pas destiné à la gastrophotographie car il
est dépourvu de tout contact de synchronisation pour éclairage. L'objectif est gravé "Achromat f=4.5cm". L'emplacement du passe fil est d'ailleurs obturé par un bouchon sur lequel un "h" est gravé, lettre qui est peut
être le symbole de la marque de matériel ayant distribué cet appareil. Les autres utilisations possibles avec un éclairage distal incandescent pourraient être sur un bronchoscope ou un laparoscope.
Le montage à vis du Gastroscope est ici remplacé par une fixation par collier de serrage autour de l'objectif.
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